Tout peuple debout a besoin d’un chant qui dit d’où il vient, qui il est, où il va. Pour cela, La Terre se lève, Chant du Millénaire africain, l’Hymne de notre mouvement est une arme pacifique qui vise à réveiller les mémoires, tremper les volontés, et unir les combattants de l’aube. Il dit que « La Terre se lève », l’Afrique que l’on a foulée, méprisée, pillée, se lève. Non pour dominer, mais pour occuper sa place. Non pour exclure, mais pour accueillir souverainement. Non pour se venger, mais pour offrir sa sagesse millénaire. Cet hymne puise à quatre sources. La mémoire (Ishango, Kemet, Kongo, Mali, Zimbabwe, etc.), c’est-à-dire les gloires qu’on a voulu effacer. La douleur (le Congo saigné, l’Afrique humiliée, la Traite et la colonisation), c’est-à-dire les blessures vives. La philosophie (Ubuntu (l’humain par l’autre), Maât (justice cosmique), et la néguentropie (la vie qui crée l’ordre contre le chaos). Ainsi que l’idéal de Lumumba (souveraineté totale, unité indéfectible, dignité inaliénable). Ce n’est pas un cantique pour résignés. C’est un cri de ralliement pour combattants de l’aube, c’est-à-dire ceux qui brisent les chaînes visibles et celles, plus perfides, de la tête. Il dit que le néocolonialisme, le néopatrimonialisme, l’incompétence des élites prédatrices, toutes ces forces de mort doivent couler pour laisser place à la vie. Il dit, surtout, que ce qui fut possible hier (bâtir une civilisation rayonnante, maîtriser les savoirs, organiser la cité juste) le sera encore. Et que c’est par la RDC, cœur stratégique de l’Afrique, que ce réveil peut s’incarner pour tout le continent. Lorsque vous chanterez ces paroles, ne les chantez pas mécaniquement. Laissez-les monter du plus profond de vous. Qu’elles raniment la flamme quand le découragement menace. Qu’elles rappellent, dans l’adversité, que nous portons en nous la force des ancêtres et la promesse des enfants à naître. Veuillez télécharger l’Hymne en cliquant sur ce lien.