L’intelligence artificielle, la robotique, et les biotechnologies, l’informatique quantique ne sont pas de simples innovations de plus. Elles redessinent les contours du possible, de la guerre, du travail, de la connaissance, et de la souveraineté. Pour les pays qui les maîtrisent, elles sont des multiplicateurs de puissance. Pour ceux qui les subissent, elles sont des instruments de servitude. Cet essai confronte le Congo à ce nouveau défi. Il en analyse les risques (dépendance technologique, colonisation des données, destruction d’emplois par l’automatisation, marginalisation dans les instances de régulation globales, etc.). En explore les opportunités (faire le saut technologique, former une génération d’ingénieurs et de chercheurs, utiliser l’IA pour résoudre des problèmes spécifiques, devenir un acteur de la révolution plutôt qu’un objet, etc.). Et montre que, dans ce domaine plus que dans tout autre, la souveraineté est la condition de la survie, et que la bataille pour l’IA est, en dernière analyse, une bataille pour l’humanité même.
(… à suivre).